NEW EXOTERISM

 @morgane_pouillot

@morgane_pouillot

While the Internet and social media give us the impression of pushing boundaries and making cultures, genders or territories more and more porous, there are differences that remain. Nevertheless, the digital age allows us places to express ourselves and means to convey new and transgressive ideas, which is a break with the incarnation of political figures and religious authorities. This new form of freedom has awakened a handful of rebellious youths who, through creation and networking, do not hesitate to question the established systems, to play with the codes, to defy the laws and prohibitions in the service of art, culture and the need for the emancipation of identities.

To respond to the latent obscurantism, these revolutionaries 2.0 aren’t afraid of mixtures and transgression. Without denying the past, they create bridges between religious codes, street culture, folklores and traditions. On the Web, they tell creative and optimistic stories nourished by a multitude of influences and freed from the rules. By connecting religious and cultural codes that are sometimes antinomic or completely incompatible, this new generation are breaking up the amalgams. 

Sometimes irreverent, sometimes bitter or amusing, they put religious codes in a lighter context. However, this act of playing down the codes does not rob them of their symbolic value or significance, but drag them into a broader, more open ground that provokes thoughts on the weight of symbols and how the digital upheavals have made them evolve. What do they represent, what do they depict today?

At the same time, witnesses and actors of mixing and reinvention, they dare to create mixtures with impertinence. Far from being gratuitous provocation, the aim is also to change the roles, to open eyes and to question the meanings of religions, of interbreeding and identities.

No one should be defined by their culture, religion or biological sex. If, inevitably, they are things that constitute the individual, they only need to be hybridized through encounters, discoveries and through that which transcends each personality, in order to fulfill the fantasy of who we want to be. An individual is constructed first by crossing their own personal boundaries, and then by succeeding in bringing down all the others and reinventing the pre-established codes.

Bien qu’Internet et les réseaux sociaux donnent le sentiment de repousser les frontières et semblent rendre de plus en plus poreux les cultures, les genres ou les territoires, des clivages probants persistent. Néanmoins, le digital a, tout de même, ce mérite de pouvoir offrir des lieux d’expressions et des moyens de véhiculer des idées nouvelles, transgressives en rupture avec ce que peut incarner, aujourd’hui, les figures d’autorités politiques ou religieuses. Cette nouvelle forme de liberté a réveillé une poignée de frondeurs qui, au moyen de la création et des réseaux, n’hésite pas à remettre en cause les système établis, à jouer des codes, à défier les lois et les interdictions au service de l’art, de la culture et au besoin d’émancipation des identités.
Pour répondre à l’obscurantisme latent, ces révolutionnaires 2.0 osent les mélanges et la transgression. Sans renier le passé, ils créent des ponts entre les codes religieux, la culture-street, les folklores, les traditions. Ils diffusent sur la toile, des histoires créatives optimistes nourries d’une multitude d’influences et affranchis des règles. En créant des liens entre les codes religieux et culturels, parfois antinomiques voire carrément incompatibles, cette nouvelle génération fait sauter les amalgames.
Tantôt irrévérent, tantôt grinçant ou amusant, elle déculpabilise les codes religieux en les intégrant dans un contexte plus léger. Cependant, la dédramatisation ne les soustrait pas à leur valeur symbolique ou à leur signification, elle les fait glisser sur des terrains plus larges, plus ouverts qui poussent à la réflexion sur le poids des symboles et comment les bouleversements digitaux les ont fait évoluer au sein de la société. Qu’est-ce qu’ils incarnent, qu’est-ce qu’ils représentent aujourd’hui ?
A la fois, témoins et acteurs du mélange et de la réinvention, ils osent les mélanges avec impertinence. Loin d’être de la provocation gratuite, le but est aussi de faire évoluer les rôles, d’ouvrir le regard et de pousser à se questionner sur les notions de religions, de métissages et d’identités.
Personne ne devrait être, immuablement, définit par sa culture, sa religion ou son sexe biologique. Si ce sont inévitablement des choses constituantes de l’individu, elles ne demandent qu’à être hybridées au filtre des rencontres, des découvertes et de ce qui transcende chaque personnalité afin d’effleurer le fantasme de ce que chacun a envie d’être. La construction de l’individu passe d’abord par le franchissement de ses propres frontières personnelles pour parvenir, ensuite, à faire tomber toutes les autres et réinventer les codes préétablis.
caroline monast